"ε " ou "tu es" ouvrage de philosophie première

Voici un extrait du prochain livre à paraître "ε " ou " tu es " est un ouvrage qui porte un nouveau regard sur le poème de Parménide "de la nature".  

 

Prologue.

 

Aujourd’hui, je vous invite à une enquête[1] portant sur une disparition. Nous remontons à l’origine avant que la philosophie ne prenne son nom. Héraclite parlait de recherche, au goût prononcé d’enquête ; il utilise le terme « ἱστορίην[2] » en parlant de Pythagore.   Cherchons les éléments d’un crime, car c’en est Un ; il vous implique directement dans la privation d’une totalité de vos possibilités. Ceux qui ont participé à l’enlèvement sont nombreux à travers l’histoire; ils ont eut une descendance riche qui ne les a pas démentis. Ceux là savaient que suppression n’est que substitution.  Le crime a-t-il été prémédité ? Cela est fort probable ! Certains ont simplement participé par une contribution qui par camouflage a aidé à perdre les traces du délit. La transformation de philosophie première en métaphysique peut sembler anodine, mais dans les faits le trouble ainsi provoqué se révèle puissant et efficace. Aristote a bien posé la question

 « Quant à la manière d'être et à l'essence de ce qui est séparé, ajoute Aristote, c'est affaire de la philosophie première de le déterminer ». La Phusis, φύσιϛ,  terme lié et objet, s’est vu séparé, déchiré de son géniteur. Sous les yeux impuissants d’un homme, lui-même déjà suffisamment  aveuglé par son prédécesseur, qui trop heureux d’avoir trouvé une harmonie suprême en un Tout, répondant, parfois avec des sacrifices, au problème absolu de tous les Hommes : « Pourquoi ? ». Si les Hommes n’avaient pas ajouté et transformé l’esprit premier en un méta qui n’était relatif qu’à un emplacement, ce même méta constitutif d’un performatif absolu qui enferme depuis tant de temps, la simple lecture et application de la philosophie première aurait déjoué la confusion qui se retrouve dans l’aphorisme d’Aristote cité ici.

Né de la confusion, le feu n’étant donc pas étranger à la présente aporie, il faut trouver à qui profite le crime, même noyé dans les flots du temps. Chercher les acteurs d’un fait, rarement dénoncé relève de la folie, au sens où Descartes utilise le mot. D’autre avant nous ont-ils entamés une enquête ? Ont-ils réussi ? Ce sont-ils fait attraper par un filet parfaitement tendu ? Et tant d’autres questions qui nous brulent les lèvres comme une torture devant nous ramener  dans le droit chemin, pour dire la vérité.

Je vous invite donc à entrer dans les méandres d’une histoire qui est la notre, à investiguer dans le monde et dans le temps. Parménide est au cœur de la tragédie humaine. Son texte poétique[3] est de fait créateur d’une voix, en ses deux sens en sonorité. La mort et son éminence grise la maladie ne peuvent être contournées. Si philosopher c’est apprendre à mourir, nous dit Montaigne, pour nous donner une autre voie, Parménide offre un chemin salvateur. Chaque vers est chargé de symbolique[4]. En retrouvant chaque morceau et en les faisant coller, comme pour la taille et le symbole, nous aurons la somme de l’opération qu’il souhaitait nous soumettre. Echapper à son fatum est impossible, mais le faire dans les meilleures conditions est réalisable, stoïquement à notre portée, en ayant de bonnes notes. On peut encore apprendre de la pierre, même de celle qui roule, et se dire que le piège est souvent généré par celui qui tente d’y échapper[5],  certains, comme celui-là qui remplace un dualisme illusoire, par celui d’un moi s’opposant à ça.

Il faut penser, se redresser, se mettre au milieu du chemin comme le brin d’herbe, qui simplement pousse et pense. Il est force active qui se cultive à sa seule raison, et non volonté de vaincre en réaction. Pour arriver au bout de la voie, il faut répondre à la question « que peut le corps ? », Spinoza nous observant, et trouver le milieu. Mener une instruction pour juger l’adéquate, aller au bout de l’enquête pour satisfaire à son propre juge qui siège au cœur de notre forum intérieur et qui sait « que l’âme et le corps sont une seule et même chose, qui est conçu tantôt sous l’attribut de la pensée, tantôt sous celui de l’étendue. D’où il arrive que l’ordre des choses, soit parfaitement un… »[6]. Par delà, le temps et le mal, Parménide nous tend la main comme l’a fait la déesse pour lui-même, une main secourable, sympathique, une main symbolique comme la lettre Yod ouvrant le verbe de Dieu. Il nous reste à recoller les morceaux, à reconstruire ce qui a était modifié pour Un tout différent et qu’un suivant ne le casse pas au marteau. Les connaissances du troisième genre méritent ce périple, cette course, fût-elle aux commandes d’un char.

Vous l’avez compris, il nous faut sortir des murs de notre entendement, confier notre enquête à un être sans préjugé, libre et indépendant. Il ne sera pas un policier ancillarisé, enfermé dans un entendement, ouvert qu’à la jurisprudence. Il doit être un interprète[7], un provocateur de l’évènement, un créateur dans l’imagination et dans les pas de Russel « faire droit » vers le point central du tout de l’affaire et s’ouvrir tel un rêveur lucide. Cet enquêteur doit atteindre ce point de concentration, si simple et pourtant si complexe qu’il faut toute la vie d’un penseur pour tenter de l’exprimer. Il faut qu’il trouve le fruit originel, il lui faut aller au-delà de l’identique et appréhender les tensions, les raisons, les motivations, le mobile. Par sa capacité à se fondre au sein de différents mondes pour les besoins de ses enquêtes, il est le plus apte à ne pas chercher à répondre uniquement à ses propres questions, en étant capable d’écarter son égo. Il peut observer, là, où, d’autres ne font que simplement voir.  

Sa première impression, il nous la donne à la lumière d’une intuition révélée à l’écoute de la douce musique des vers du maître d’Elée, aidée en cela d’un champ de connaissances régulièrement labouré. Car, il sait que l’esprit est comme la terre, il faut semer sans relâche, et la peur de la reine Hécube n’a pas lieu d’être pour un homme qui sait se cultiver ; il a partout en ce cosmos un espace où prospérer. L’univers qu’ouvre, au devant, Parménide, inspire l’image d’un sablier[8] où tout est calculé, pour obtenir un résultat ; la matière rend compte d’une abstraction. Le sablier, comme le poème, synthétise la liberté dans ce qu’elle offre de plus pratique.

Dans leur similitude pratique, l’un donne le temps, abstraction de l’intellect, depuis le corps, dont l’essence est donnée par l’homme. Le déplacement de matière, dans un tout immobile, ne laisse apparaître que de la poussière qui donne vie au temps en pensée. Le poème part  d’un être, somme de connaissances, vers un point existentiel, où il prend acte de son essence, qui implique la poussière, menant à l’intellect, et, de là,  l’espace ouvert devant lui laisse apparaître la doxa, monde en représentation à l’identique du sable. Pour l’un c’est la pression de la matière qui maîtrisée donne vie au temps. Pour l’autre c’est l’élan vital, telle une bombe, la volonté de puissance qui en s’écoulant donne vie aux abstractions qui remplissent le  monde. L’un comme l’autre n’existe que par la pensée de l’être qui est.   L’instinct, ainsi révélé,  de détective ne peut permettre d’appréhender le coupable. Il autorise simplement à suivre une piste sur un mode intuitif élargi qui ne rend pas compte des évènements et valide le choix du requérant. 

Le début de l’enquête aurait pu commencer au temps où l’Homme s’est dressé dans l’histoire. Mais l’aphorisme stoïcien, m’en a dissuadé. « Ne te tiens pas droit, mais redresse toi ! » m’indiquait de ne pas prendre l’histoire par sa prémisse première. En effet, la majeur par règles s’avère être la mineur par assujettissement à la nature, et la mineur, maîtrisant déjà le chthonien, se montre, en creusant si profond, si aimable que l’illusion prend forme. Une conclusion basée sur un syllogisme trompeur n’a même pas besoin d’un dieu pour réduire à néant un doute qui se voulait salvateur. La « mens humana » présente, vous implique dans un « je », qui, dès l’origine, réfute toute liberté entravée par un dieu bien ou malveillant, ayant coupé les liens suite au péché originel.  La chose n’est pas simple, est la tâche est ingrate.

Il restait à choisir à quel point et quel instant de la création du nœud de l’histoire nous allions frapper ce gordien. Non comme une évidence, mais suite à une réflexion née de la critique de Korzybski, le choix s’est porté sur un homme qui semble avoir gardé les pieds sur terre, malgré la puissance de l’intersubjectivité et du champ d’habitus. De plus, il nous fallait une base textuelle. Le texte, très rapidement, dans l’enquête va se révéler double et même polysémique. La chute de l’homme s’y révèle, dans sa complexe simplicité. Oxymore qui va briller tout au long du chemin tracé dans l’obscurité d’une caverne, où, tant ont cherchés à nous enfermé, en pointant du doigt la sortie.

J’ai prié, cent fois, le grand inquisiteur de Dostoïevski de me libérer. Libre, il me restait, par une clef derridienne, à me détacher du boulet de la structure ou de la chimère décrite par Baudelaire.  Puis, résolu, il nous reste à vivre sans question, pleinement. La voie ouverte par Parménide est universelle, elle marque la prémisse majeure d’un syllogisme dont la conclusion tend vers la mondialisation. La lucidité  du Maître d’Elée éclaire comme un éclair, provoqué par Zeus lui-même, un monde, où, il faut vaincre ses peurs. Car la peur est la petite mort[9] qui nous maintient en servitude.

Parménide s’est vu assassiné dans le sophiste, un parricide commandité par Platon lui-même. Qu’a-t-il fait qui mérite ce sort posthume. Alors que dans le Théétète les paroles de Socrate résonnent encore : « Un sentiment de respect me détourne de critiquer sans ménagement Mélissos et les autres qui soutiennent que tout est un et immobile ; mais je sens plus de respect encore pour le seul Parménide. Parménide me paraît être, selon l’expression d’Homère, « à la fois vénérable et redoutable. » J’ai approché l’homme quand j’étais bien jeune encore et lui bien vieux,  et il m’a paru avoir une profondeur d’une rare qualité. Aussi j’ai peur que nous ne comprenions pas ses paroles et que sa pensée ne nous dépasse bien plus encore »[10].  Socrate se rend-t-il compte que les mots, briques du langage, sont porteurs ? Que c’est derniers servant à construire la demeure de l’être sont trompeurs suivant comment on les regarde. Immobile de l’extérieur, l’être peut cacher en son fond intérieur une toute autre réalité.

Aristote, dans sa philosophie première, au livre I, au 23 du chapitre 3, « Or, chercher cette cause, c'est chercher un principe tout autre ; et ce principe-là, comme nous proposerions de l'appeler, c'est le principe d'où part le mouvement [11]» , en parlant de trouver ce qui donne la forme de l’objet, donc ce qui produit, depuis le bois, un lit, il se rend bien compte qu’il y a un responsable. Il y a quelque chose qui produit, il y a une cause produite par quelque chose. Mais la raison suffisante titubant de trop d’anthropomorphisme voit trouble, voilée, l’image si claire et distincte, d’un tout qui ne peut bouger faute d’espace. Pourtant le contorsionniste au sein de la boîte immobile possède une vie en pleine ébullition.

Un peu plus loin :« Ainsi, parmi tous ceux qui soutiennent l'unité des choses et du Tout, il n'en est pas un qui ait reconnu la cause qui produit le mouvement, si ce n'est peut-être Parménide; et encore lui-même ne l'a-t-il discernée que dans cette mesure où l'on peut dire de lui qu'il n'admet pas seulement l'unité de cause, mais que bien plutôt il admet en quelque sorte deux causes[12]. ». Ne croyez pas que cette phrase nous éloigne du problème. Au contraire, Aristote nous aide peut-être de façon intuitive. Intuition qu’il est possible de relier au songe, et pour l’instant à une révélation. Les fragments du texte de Parménide qui seront au cœur de notre enquête mettent en exergue une petite question par la taille : « to ti ên einaï[13] » ou « τὸ τί ἥν εἵναι », soit « qu’en était-il de l’être » ? Une simple et efficace question, en suspend comme une épée de Damoclès, au sens où elle doit trancher dans la critique qui accompagne notre démarche. La conjugaison n’est pas sans importance. Le terme « rien » apparaît au milieu du néant comme une bouée de sauvetage, avec au loin des cris qui nous rejoignent, porteur d’un impératif catégorique d’un tout à appréhender, sans distinction.



[1]  Héraclite. Fragment 129 : Diogène, Laërce, Vies des philosophes, VIII, 6. «Pythagore, fils de …, s’est appliqué à la recherche ἱστορίην plus que tout homme » et Fragment 35 : Clément, Stromates, V, 140, 6. « Il est nécessaire, de fait, que les hommes philosophes soient des chercheurs dans de nombreux domaines ou χρὴ γὰρ εὖ μάλα πολλῶν ἵστορας φιλοσόφους ἄνδρας εἶναι καθ' Ἡράκλειτον ». L’enquêteur fait des recherches pour se confronter aux faits, il laisse les critères aux maîtres des formes et leur tire son chapeau. Parménide au fragment II « les seules voies de recherche ouvertes à l’ « intelligence»; pour cela il utilise διζήσιός, découlant de διζήμαι signifiant chercher.

[2] Cf. Bailly : Recherche, exploration, information.

[3] C'est au seizième siècle que les Fragments de Parménide revirent le jour pour la première fois.

[4] Scholie : Le mot  symbole provient du grec   symbolon ou σύμβολον, lui même dérivé du verbe συμβάλλεσθαι ou  symballesthaï, formé de syn ou avec, et ballein ou jeter, signifiant  mettre ensemble, par glissement  apporter son écot, voire comparer. En page 162, du dictionnaire Chantraine, les mots composés sur le verbe βάλλω renvoie à βάλοϛ utilisé comme marque ou contrat. Originellement tesson de poterie cassé en deux morceaux que se partagent les deux contractants. Les deux morceaux devant s'emboîter parfaitement, le symbolon  constituait une preuve indéniable de la participation à l’acte.  L’utilisation du symbole met au devant de la scène Pythagore qui se trouve être en lien avec Parménide, comme développé plus avant dans le présent. Porphyre, Vie de Pythagore, § 41-42, ce dernier en disant de « ne pas aller par la grande route », c’est l’opinion partagées par le plus grand nombre qui est la voie à ne pas suivre. Pour éclairer le sujet, voir : les Commentaires d'Hiéroclès, sur les vers dorés de Pythagore, rétablis sur les manuscrits et traduits en François avec des remarques de M. Dacier, Garde des Livres du Cabinet du Roi.  « Il eſt juſte d'obéir & au ſens littéral, & au ſens caché.] C'eſt un précepte que Pythagore avoit tiré de la Théo logie, & de la pratique des Egyptiens & des Hébreux. Dans les préceptes ſymboliques, il ne faut ni mépriſer la lettre pour s'attacher au ſens ni né gliger le ſens caché pour s'attacher à la lettre. »

[5] L’enfer n’est-il point pavé de bonnes intentions ?

[6] Cf. Spinoza, Ethique, Livre III, Proposition II, Scholie.

[7] Nous ne pourrons faire l’économie de traduction, Parménide s’étant exprimé en grec ancien, il faudra reprendre les choix réalisés plus avant, s’inspirer des analyses des commentateurs. Un exemple au fragment II P. Tannery traduit νοεῖν par pensé, transformant le verbe possible en acte par un substantif ce qui est pensé est le fruit d’une conjugaison de penser. Penser ne peut être séparé de l’être qui est.

[8] Nota bene: A/ Le sablier est ici à l’image de la clepsydre est un instrument à eau qui permet de définir la durée. B/ Le sablier, appuyé en cela par l’unique présence féminine, montre un espace de resserrement d’où surgit la vie, de chaque côté opposés se trouve l’enfant et au centre ce dernier d’homme renaît enfant en pureté ; il y a aussi un effet dynamique entre l’homme qui se presse en ce passage resserré, puis l’apparition d’Eros de l’autre côté, comme faisant partie d’une explosion liée à un élan vital qui ouvre le champ éclairé, à la naissance, de tous les possibles. Remarquez que tout cela demande un effort, que ce soit pour transformer le sable en temps et en heure, comme pour donner vie à d’autre formes dans tous les sens du terme. Peut-être plus évident avec une eau qui jaillit qu’un jet de matière même en particules fines.

[9] Scholie : Franck Herbert, Dune : «  I must not fear. Fear is the mind-killer. Fear is the little-death that brings total obliteration. I will face my fear. I will permit it to pass over me and through me. And when it has gone past I will turn the inner eye to see its path. Where the fear has gone there will be nothing. Only I will remain».

[10] Cf. Théétète 184a, Editions J.Burnet 1903.

[11] Axiome : Tout est mouvement, le temps en fait partie ; même le crime à un mobile.

[12] Cf. Aristote, Métaphysique, livre I, chapitre 3 « Τῶν μὲν οὖν ἓν φασκόντων εἶναι τὸ πᾶν οὐθενὶ συνέβη τὴν τοιαύτην συνιδεῖν αἰτίαν πλὴν εἰ ἄρα Παρμενίδῃ, καὶ τούτῳ κατὰ τοσοῦτον ὅσον οὐ μόνον ἓν ἀλλὰ καὶ δύο πως τίθησιν αἰτίας εἶναι· »

[13] Nota bene : « Einaï » ou « être », pollachôs legomenon par excellence,  recouvre la fonction copulative ou de relation, le chat est bleu, la fonction existentielle et la fonction de vérité soit « être = vrai ».  Ici, nous regarderons cette question avec l’esprit d’Aristote au moment de l’écriture, sans percoluctoire, juste l’illocutoire et le sens dans sa saisie première : le sage pose la question au passé, tout en introduisant un être-là, au présent, la causalité de cet être là, en questionnement sur sa cause intrinsèque à lui-même. L’oxymore qui phénoménologiquement invite à recouvrir l’être dans sa réalité, hors la notre. C’est l’incongruité en arrière plan qui prend la main droite de l’initié et lui montre le cœur d’un être qui nous dépasse. Par humour, l’aveugle se remémore les mots de Pindare « Deviens qui tu es, quand tu l'auras appris ! ou  Γένοι’ οἷος ἐσσὶ μαθών ! »  Pythiques, II, vers 72. A ce stade, la question rime avec l’ousia ou sens d’essence, qui ne doit pas être confondu avec les attributs. Pindare nous propose les limites à connaitre qui sont définies par l’essence de l’être humain pas par la longueur de ses bras. De même, au questionnement sur l’être, l’aphorisme avançant que l’homme est la mesure de toute chose, conserve, en tout et pour tout, juste une beauté déclarative ou un faible anthropomorphisme.